LES
ORIGINES DU KARATE
Il a fallu des siècles et des siècles
avant que le karaté que nous pratiquons aujourd’hui
deviennent ce qu’il est. Nous allons remonter le temps
et tenter de retracer historiquement les origines du karaté
depuis la légende en Inde jusqu’en France, en
passant par Okinawa et le Japon.
Les méthodes de combat seraient apparues
il y a maintenant 5000 ans en Inde, nées de l’observation
des animaux, ces techniques n’avaient guère de
ressemblance avec le karaté actuel.
Boddhi Darma (Da-mo, ou Daruma), un moine né près
de Madras ;ayant certainement connaissance du Vajramukati
(l’antique art de combat indien) et fondateur de la
branche bouddhiste Chan (Zen) dans les Indes de l’ouest,
introduisit, au sixième siècle de notre ère,
son enseignement spirituel et physique à travers des
traités philosophiques : les Soutras. Il importa ces
techniques en Chine, qu’il enseigna au moines du temple
Shaolin (Shorinji, "temple de la petite forêt")
fondé en 495, dans la province du Henan. Son enseignement
était si dur et si ascétique que les moines
du nouveau temple n’avaient pas les capacités
physiques de s’y conformer, ils développèrent
donc un entraînement intensif pour s’endurcir
à la pratique monacale. D’autre part leurs convictions
pacifistes leur interdisaient tout usage d’armes pour
se défendre du brigandage et des violences dont ils
faisaient l’objet. Pour cela, ils commencèrent
à étudier des techniques de défense à
mains nues.
L’art du poing chinois fût progressivement enrichi,
même si, depuis la plus haute antiquité il comprenait
déjà de nombreux styles différents. C’est
grâce aux moines Shaolin que cette discipline se propagea
dans toute l’Asie en même temps que le bouddhisme.
C’est à Okinawa, il y a environ 500 ans que commence
véritablement l’histoire du karaté. C’est
l’île principale de l’archipel des Ryu-Kyu
qui compte 70 îles, située entre l’île
de Taïwan, le Japon et la Chine.
Dès le 10ème siècle, la Chine entretient
des rapports commerciaux avec cet archipel. De nombreux chinois
se rendent à Okinawa, parmi eux des experts en boxe
chinoise. Les arts et la culture traditionnels de l’île
portent l’empreinte de l’influence chinoise.
En 1372, l’Empereur chinois Ming Zhu Yuanzhang envoya
ses émissaires dans le royaume de Chuzan, l’un
des trois royaumes rivaux d’Okinawa, pour en exiger
tribut. Le roi Sato, concerné n’eût d’autre
choix que de se soumettre aux désirs du puissant voisin.
Vingt ans après commence la désormais célèbre
histoire des trente six familles composant la première
mission officielle chinoise venue s’établir dans
l’île, à Kumemura, près de Naha.
Cette délégation était composée
de diplomates, artistes, riches marchands qui avaient pour
mission de faire passer la culture chinoise sous toute ses
formes sur Okinawa. Même les connaissances militaires
chinoises, dont les techniques de boxe chinoise (Quan-Fa)
emprunteront le même canal.
Plus tard, des Okinawaiens, furent encouragés à
aller parfaire leur éducation en Chine et approfondir
cette culture dont ils avaient eu un aperçu, on les
appelait "Uchinanku Ryugakusei" (étudiant
étranger d’Okinawa).
Page 1/4 >>>
|